
Jeudi 5 février 2026, l'ensemble des brancardiers de l'hôpital Emile Roux du Puy-en-Velay, soutenue par la CGT se sont exceptionnellement mis en grève pour exiger une amélioration des conditions de travail, des embauches et une meilleure reconnaissance salariale de leurs métiers essentiels.
STOP aux journées de travail intenables !
Une nouvelle fois, nous sommes rassemblés pour dénoncer les conditions de travail dégradées et l’épuisement des personnels hospitaliers.
Ce jeudi 5 février 2026, c’est l’équipe de brancardiers du Centre Hospitalier Emile Roux qui a décidé de se mettre en grève. Une première depuis très longtemps !
Après avoir fourni de nombreux efforts face à l’augmentation de l’activité, ils ont décidé de dire STOP aux journées de travail intenables et la CGT a donc déposé un préavis de grève qui a donné lieu à une rencontre avec la Direction le 29 janvier.
Lors de cette rencontre, la CGT accompagnée de plusieurs membres de l’équipe a une nouvelle fois fait remonter les difficultés rencontrées dans leur quotidien et fait part de leurs revendications.
5% d'activité en plus chaque année à Emile Roux, des effectifs insuffisants
Depuis des années, l’activité augmente tous les ans sur le CH Emile Roux (+5 % par an). De nouvelles activités ont également été créées : scanner et IRM supplémentaires, coronarographie, … et récemment PET Scan. Les effectifs de brancardiers ne sont à ce jour plus suffisants.
En plus du manque d’effectifs dans un contexte de surcharge de travail, ils doivent faire face à une désorganisation importante liée à une baisse de la programmation des transports en interne et à des taches annexes qui leur ont été confiées en sus de leurs missions de transport des patients.

Leurs revendications sont donc évidentes, ils souhaitent :
- des créations de postes et le remplacement systématique de l’absentéisme,
- une amélioration de la programmation des transports et de l’organisation interne pour fluidifier la prise en charge des patients et limiter les situations de tension que cela génère.
- Sur le plan matériel, ils demandent également la réfection des sols endommagés dans les espaces de circulation afin que leur sécurité et celle du patient soit garantie.
Brancardiers : des invisibles mal payés, parfois en dessous du SMIC, maltraités et peu considérés et pourtant essentiels !
Malgré la légitimité de ces demandes, la direction n’a pas fait un pas dans leur sens pour tenter de répondre à leurs difficultés, justifiant leur inaction par la situation budgétaire de l’hôpital. Pourtant l’activité de notre établissement est aussi à mettre au bénéfice des équipes de brancardage. Ils font partis de ces invisibles mal payés, parfois en dessous du SMIC, maltraités et peu considérés et pourtant essentiels !
100% de grévistes
Le préavis a donc été maintenu et on dénombre aujourd’hui 100 % de grévistes chez les agents non assignés. Pour ceux qui étaient assignés, ils se sont déclarés solidaires du mouvement auprès de la direction.
Des astreintes qui s'apparentent à des atteintes au droit de grève
Nous rappelons que les assignations permettent à la direction de maintenir un effectif minimum afin de garantir les prises en charge essentielles des patients. Nous dénonçons aujourd’hui, des pratiques qui s’apparentent à une atteinte au droit de grève puisqu’ en plus des assignations, une partie des grévistes a été remplacée par 4 ASH et 1 aide-soignant d’autres services ainsi que par le recours à une société privée de transport ! C’est un scandale et cela risque de mettre en difficulté les services concernés.
Vers d'autres journées d'action
Quoiqu’il en soit, rien de l’attitude de la direction n’a entaché la détermination et s’il le faut d’autres journées d’action seront proposées, d’autant plus qu’un projet d’imposer les jours de RTT aux agents du brancardage vient de leur être annoncé, ce qu’ils contestent aussi unanimement.




