
Les aides à domicile continuent à alerter l'opinion et à se battre avec la CGT pour les salaires et l'amélioration des conditions de travail. Pour bien soigner et accompagner nos anciens et les plus fragiles, il faut des moyens !
Les salariés du secteur de l’aide à domicile dénoncent régulièrement la dégradation constante de leurs conditions de travail, la perte de sens du travail liée à une organisation de travail qui n’est plus en lien avec leurs missions, de salaires qui ne reflètent en rien l'importance de leurs missions.
Aujourd’hui, la situation n’est plus tenable pour les salariés comme pour les usagers, et les responsables politiques s’en foutent. Ils vantent depuis des années le « bien vieillir » à domicile mais ni les salariés, ni les usagers ne s’y retrouvent.
Face aux restrictions budgétaires imposées par le président Macron et son gouvernement, face au refus de financement, l’état a encore refusé d’agréer un nouvel avenant qui prévoyait une hausse des salaires à compter du 1er juillet. Pour rappel ce texte avait déjà essuyé un premier refus d’agrément en février. Tout comme le précédent qui prévoyait une augmentation de 6 points pour les coefficients des emplois, soit 34,62 € brut par mois pour un temps plein.
1 111 salariés, soit 775 équivalents temps plein !
Ne parlons pas du refus, localement, d’ouverture de négociations pour une reconnaissance de l’UES (Unité Economique et Sociale) pour un secteur qui compte quand même, en Haute-Loire, 1 111 salariés, soit 775 équivalents temps plein.
Les jours, les mois, les années avancent et rien ne change, rien n’évolue, pour permettre aux salariés de travailler dignement et de prendre en charge les patients correctement. Qu’attend l’état pour valoriser ce secteur en souffrance, car ce sont elles qui assurent au quotidien le maintien à domicile, avec un engagement, un professionnalisme et une bienveillance remarquable. Entre gestion des urgences, organisation rigoureuse et adaptation permanente, leurs journées relèvent souvent de l’exploit. Courses, repas, soins d’hygiène, rendez-vous médicaux, écoute et soutien moral, chaque journée est un défi.
Cette situation ne peut plus durer si on veut une société solidaire. Le secteur de l’aide à domicile, va mener de nouvelles actions pour continuer à se faire entendre. Elles ne veulent pas restées les oubliées. Il est temps que de véritables mesures soient prises ! Elles attendent des mesures concrètes !
Céline LIOUTAUD
Journal de la CGT 43, février 2026
Revue de presse :
Aides à domicile : "Le plus beau métier dy monde, mais de plus en plus compliqué"


