
Hôpital public, Ehpad : pour la CGT, ce n'est ni aux agents, ni aux usagers de payer le prix des politiques d'austérité. Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) : la santé n’est pas une dépense comme une autre. Des moyens financiers à la hauteur des besoins ! Hausse des salaires, revalorisation du point d'indice, création massive de postes : des revendications portées le 29 septembre pour la journée nationale de grève et de mobilisation intersyndicale.
Emile Roux : On ne peut pas demander aux personnels de tenir indéfiniment
La CGT Santé publique de Haute Loire a réuni ses membres issus des différents hôpitaux et EHPAD du département le lundi 7 septembre.
A cette occasion, nous avons fait le bilan de l’été dans chaque établissement et le triste constat d’une situation fortement dégradée et aggravée par les épisodes de chaleur précoce et durable de ces derniers mois.
La CGT se refuse de regarder notre système de Santé s’effondrer sans réagir. Nous avons donc décidé collectivement de nous inscrire dans les journées de grève qui s’annoncent.
Ce jour, le 15 septembre nous avons invité les personnels à se déclarer « grévistes ». S’il n’y a pas de rassemblement ou de manifestation prévu sur le département, c’est parce que le choix a été fait d’informer nos collègues sur les conséquences du PLFSS : tant sur la réponse aux besoins en tant qu’usagers que sur les impacts néfastes en tant que professionnels (en particulier le gel des salaires et la dégradation des conditions de travail) afin de faire grandir le rapport de force en vue du 29 septembre.
Il faut mettre fin aux économies, arrêter de parler de dépense de Santé et se focaliser sur la réponse aux besoins de la population !
Il a également été décider de tenir une conférence de presse pour faire comprendre à la population que l’hôpital public est en crise et que chacun d’entre nous est concerné et doit agir.
Nous ne faisons plus face à un simple malaise de l’hôpital public ou des EHPAD, mais à une crise profonde qui ne pourra être résolue que par un changement radical de politique !
Il faut mettre fin aux économies, arrêter de parler de dépense de Santé et se focaliser sur la réponse aux besoins de la population !
Chaque euro investi dans l’hôpital public est un investissement pour la population, pour l’emploi, pour la prévention et pour l’égalité d’accès aux soins.
À l’inverse, continuer à réduire les moyens conduit à multiplier les arrêts maladie, les départs, les difficultés de recrutement, les fermetures ou réductions d’activité et, à terme, à fragiliser l’ensemble de l’offre de soins.
En Haute-Loire, cette crise de l’hôpital public n’est pas une réalité abstraite : elle se vit chaque jour dans nos établissements.
Au CH Émile Roux du Puy-en-Velay, comme dans les établissements médico-sociaux et les EHPAD du département, les agents alertent depuis des années sur la dégradation de leurs conditions de travail, les difficultés de recrutement, les postes non pourvus, les absences insuffisamment remplacées et les organisations de travail toujours plus contraintes. Les personnels sont régulièrement amenés à compenser les manques d’effectifs, à accepter des changements de planning, des rappels et une charge de travail qui ne cesse de s’alourdir. Dans certains services, les tensions deviennent telles que les agents ne disposent plus du temps nécessaire pour exercer leur métier dans de bonnes conditions, accompagner correctement les patients et les résidents et préserver leur propre santé.
Dans les EHPAD de Haute-Loire, le recours important aux contractuels et le turn-over fragilisent davantage les équipes : chaque départ entraîne une perte d’expérience et de compétences, accentuant la désorganisation et la pression sur les personnels qui restent.
Cet été, la chaleur, est venue dégradée davantage les conditions de travail des agents et de prises en charge des usagers. Une fois encore malgré les alertes et les propositions de la CGT pour anticiper les conséquences du réchauffement climatique, aucune action efficace n’a été mise en place prétextant l’argument du manque de budget.
Ce n’est pas aux agents de payer le prix des politiques d’austérité
Les alertes des représentants du personnel ne peuvent plus être traitées comme de simples difficultés de fonctionnement : elles constituent un véritable signal d’alarme sur la capacité de notre service public à assurer durablement ses missions. La CGT refuse que cette situation soit normalisée. Ce n’est pas aux agents de payer le prix des politiques d’austérité et des choix budgétaires successifs. Les personnels sont à bout. Le gouvernement doit cesser de demander aux agents de faire toujours plus avec toujours moins.
Quand les effectifs sont insuffisants, quand les agents sont épuisés et quand les équipes ne parviennent plus à fidéliser leurs professionnels, c’est le modèle même de financement de l’hôpital public qui doit être questionné.
Alors que se prépare le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la CGT rappelle une évidence : la santé n’est pas une dépense comme une autre.
Le financement de l’hôpital public et de la Sécurité sociale constitue un choix de société.
Nous refusons que l’hôpital public soit une nouvelle fois sommé de faire des économies. Nous refusons que les économies budgétaires soient réalisées sur le dos des patients et des personnels. Réduire les dépenses de santé, limiter les moyens des établissements ou imposer des trajectoires financières intenables ne permettra pas de résoudre la crise de l’hôpital.
Au contraire, il faut investir massivement dans notre système de santé et dans celles et ceux qui le font vivre.
La CGT demande au gouvernement et aux parlementaires de prendre la mesure de la situation. L’hôpital public a besoin d’un véritable plan d’urgence avec des moyens financiers et humains correspondant aux besoins réels des établissements.
La CGT revendique :
→ des moyens financiers à la hauteur des besoins ;
→ des créations massives de postes et le remplacement des absences ;
→ la titularisation des contractuels occupant des emplois permanents ;
→ la revalorisation des salaires, des carrières et du point d’indice ;
→ la fin des organisations du travail qui épuisent les agents,
→ le respect des repos, des congés et des droits statutaires ;
→ un véritable plan d’urgence pour l’hôpital public et les EHPAD.
→ la rénovation thermique des établissements et leur climatisation,
→ une Sécurité sociale à 100 %, solidaire et universelle, permettant de répondre réellement aux besoins de santé de la population.
Face à l’austérité et aux attaques contre les services publics, la CGT Santé de Haute Loire appellera à la grève et à une manifestation (que nous espérons d’ampleur) le mardi 29 septembre prochain. Les personnels des hôpitaux et des EHPAD, les usagers et l’ensemble de la population doivent se mobiliser ensemble pour défendre un véritable service public de santé, financé à la hauteur des besoins. Ensemble dans l’unité faisons pression pour un financement de nos besoins à la hauteur !
Mobilisation le 29 septembre pour la hausse des salaires et la revalorisation du point d'indice
Le 29 septembre, il sera aussi question de hausse des salaires, revalorisation du point d’indice… Alors que les prix flambent : à la pompe, dans l’énergie ou l’alimentation et que les agents de la Fonction publique subissent le gel de leur salaire depuis des années, le 29 septembre doit être un temps fort pour faire entendre la voix de celles et ceux qui font vivre l’hôpital public au quotidien et l’urgence de revaloriser leur salaire qui pour une partie non négligeable est passé en dessous du smic.
Elections professionnelles dans la Fonction publique hospitalière du 3 au 10 décembre 2026
En décembre, les personnels auront aussi leur mot à dire
Les élections professionnelles dans la Fonction publique hospitalière se dérouleront du 3 au 10 décembre 2026 par voie électronique. Ce sera également un moment important pour faire entendre cette colère et ces revendications.
Voter CGT, c’est choisir des représentants qui ne se contentent pas d’accompagner les décisions de la direction, mais qui portent les revendications des agents, défendent leurs droits et construisent le rapport de force nécessaire pour obtenir des avancées.
Voter CGT, c’est voter pour des emplois, des salaires, des conditions de travail dignes, le respect des droits et la défense d’un véritable service public de santé.
Dans chaque établissement, dans chaque service, chaque voix CGT comptera pour faire entendre les personnels.
Syndicat CGT Santé du CH Emile Roux et des Etablissements Publics du bassin du Puy
Contact : 04.71.04.34.08





