
Surcharge de travail, manque d'effectifs… : grève des greffiers du Tribunal judiciaire et des Prud'Hommes du Puy, soutenue par la CGT ce lundi 6 juillet. Les personnels mobilisés exigent des moyens pour le service public de la justice, ses missions et de ses métiers au service des salariés et de la population.
Les personnels des greffes du tribunal judiciaire et des Prudhommes du Puy-en-Velay, soutenus par la CGT étaient en grève ce lundi 6 juillet.
Ils ont dénoncé une dégradation de leurs conditions de travail liée à un sous-effectif conséquent et chronique dont pâtissent aussi forcément les justiciables.
Ils ont souligné que le service public de la justice ne tient que par l'engagement de ses personnels au prix de leur santé et de leur vie personnelle. Ils continuent à réclamer des moyens pour rendre la justice et répondre aux besoins de la population.
Sur les pancartes brandies par les manifestant.es rassemblés devant le tribunal judiciaire, s'exprimaient colère et détresse :
"26 agents en souffrance pour 45 postes théoriques la la conscience professionnelle et les contrats précaires ne remplacent pas 19 personnes"
"Les dossiers s'accumulent, les effectifs disparaissent"
"Nous refusons que l'épuisement devienne la norme"
Les greffiers du Puy-en-Velay au bord de la rupture [Zoomdici]
« Démunis, épuisés et fatigués », les greffiers du Puy-en-Velay ont entamé un mouvement de grève ce lundi 6 juillet. Les robes noires ont quitté les salles d'audience pour se retrouver sur les marches du tribunal judiciaire du Puy. Une mobilisation exceptionnelle pour une profession habituellement discrète. La cause : un manque criant d'effectifs. [...]
« Il y a des gens qui craquent »
Pour Julien Chastang, greffier au tribunal judiciaire et représentant du personnel CGT des services judiciaires, la situation ne date pas d'hier. « On alerte depuis 2017, mais ça date de bien plus longtemps. La juridiction du Puy est la plus touchée du ressort de la cour d'appel de Riom, entre les absences, les postes qui ne sont pas pourvus et les départs jamais remplacés », déplore-t-il.
Des conséquences bien visibles d'un point de vue humain.
« Il y a des drames, il y a des arrêts de travail, il y a des burn-out, il y a des gens qui craquent. Travailler dans ces conditions, c'est usant, c'est fatigant. »
Et les renforts ponctuels envoyés par la cour d'appel ne suffisent plus : « On reçoit des greffiers placés qui viennent en renfort, mais même avec toutes ces aides, ça ne suffit pas. » Face au manque de personnel, les priorités sont revues en permanence. Le greffier explique, impuissant : « Ce qui est très urgent doit être remplacé par ce qui est extrêmement urgent. » [...]
Edition en ligne du 6 juillet 2026
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Tribunal du Puy-en-Velay : les personnels du greffe en grève pour dénoncer le manque d’effectifs [Le Progrès]
Edition en ligne du 6 juillet 2026
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