
Rassemblés dans l'unité syndicale ce mardi 16 juin devant la préfecture du Puy pour dénoncer l'acharnement du patronat et de ses relais politiques contre le 1er mai. L'urgence ce n'est pas de nous voler le seul jour férié, obligatoirement chômé et payé mais d'augmenter les salaires et de lutter contre la vie chère !
L’urgence n’est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien d’obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix du carburant !
Intervention de Pierre Marsein
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et envisagé la suppression de deux jours fériés, les représentants du patronat s’obstinent à s’attaquer au 1er Mai.
Malgré les mobilisations syndicales, ils reviennent à la charge avec un nouveau texte examiné au Sénat aujourd’hui.

Présenté comme une mesure en faveur des boulangers et fleuristes du coin, ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes. Le gouvernement a commencé dès ce 1er mai 2026, en les incitant à enfreindre la loi existante ! Et tout particulièrement sur notre département.
Le 1er mai est un jour particulier. C’est le seul jour férié, chômé, rémunéré et protégé du lien de subordination. Des exceptions existent déjà pour les hôpitaux, l’énergie, les transports publics… Les commerçants ont le droit d’ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salariés ce jour-là. Non seulement les petits commerces indépendants n’ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux avec la concurrence des grands groupes.

En élargissant la dérogation, l’intention n’est pas de « sécuriser » une situation existante mais de remettre en cause le droit au repos rémunéré du 1er mai. Loin de concerner quelques commerces de proximité, le dispositif pourrait s’appliquer à l’ensemble des entreprises de moins de 250 salariés ! Une extension considérable qui banaliserait progressivement le travail le 1er mai : lorsqu’un droit commence à être remis en cause, les exceptions se multiplient progressivement jusqu’à devenir la norme.

Non, le travail du 1er Mai ne serait pas « payé double »
Le 1er Mai est déjà rémunéré, même lorsqu’il n’est pas travaillé. Faire passer cette compensation pour un cadeau est un mensonge : elle ne fait que compenser la perte d’un jour chômé et payé.

Non, les salariés n’auront pas le « choix »
Parler de « volontariat » est un leurre. L’expérience du travail dominical montre que les dérogations se banalisent, tandis que les contreparties accordées aux salariés s’amenuisent progressivement.
L’urgence n’est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien d’obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix du carburant !



